07.10.2009

La croix du désert

La dépêche de l'AFP de ce jour:

 

07/10/2009 19:31
WASHINGTON, 7 oct 2009 (AFP) - Une Croix en plein désert au menu de la Cour suprême américaine

Une croix érigée il y a 75 ans dans le désert californien en hommage aux soldats de la Première guerre mondiale a plongé mercredi la Cour suprême des Etats-Unis dans un complexe débat sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Les neuf sages de la plus haute juridiction des Etats-Unis sont apparus très partagés sur la question, notamment entre progressistes et conservateurs.

Erigée en 1934 par une association de vétérans, la croix objet de toutes les passions est sise dans le Parc national de Mojave, en Californie (ouest), propriété du gouvernement fédéral.

Un ancien employé du Parc, de confession catholique, a porté plainte affirmant que l'existence de cette croix dans un Parc national n'était pas constitutionnelle car le gouvernement n'a pas le droit de privilégier une religion sur une autre.

Le Congrès est intervenu pour déclarer la croix "monument commémoratif national".

L'ancien employé a néanmoins eu gain de cause et la justice a enjoint le gouvernement de retirer la croix parce qu'elle montrait sa préférence pour le christianisme. Le monument est depuis recouvert d'une boite en contreplaqué.

Mais le Congrès a alors ordonné la cession du terrain à l'association de vétérans, afin que celui-ci devienne privé et ne réponde plus aux mêmes règles. Cet ordre a été cassé par une cour d'appel en 2004: la croix viole la Constitution.

Quelques mois plus tard, voyant que la croix et sa boite étaient toujours en place, l'ancien employé a demandé à un tribunal d'obliger le gouvernement à se conformer à l'injonction judiciaire de retirer la croix. A nouveau, il a obtenu gain de cause, jusqu'à se retrouver mercredi devant la Cour suprême.

15.04.2009

Nouvelle inscription antisémite!

Après la récente profanation du mémorial de Drancy, c'est au tour du Mémorial de la Shoah à Paris de faire l'objet de déprédations quatre jours plus tard. Les dépêches de l'AFP relaient les condamnations virulentes des politiques de droite (UMP) comme de gauche (le maire de Paris).

Toutefois, la déclaration du directeur du Mémorial de la Shoah laisse songeur. En effet, interrogé par l'AFP, celui-ci déclare que "rien n'indique que le Mémorial était directement visé". En effet, il précise que "la croix gammée, de la taille d'une main, a été découverte sur la porte-cochère d'un immeuble d'habitation qui abrite, au fond de la cour, des bureaux appartenant au Mémorial".

En d'autres termes, une croix gammée a été tracée sur la porte d'un immeuble d'habitation, qui comporte des bureaux appartenant au Mémorial sans que ce soit ce dernier en tant que tel qui ait été atteint. C'est donc davantage l'inscription nazie qui est choquante que le lieu où elle intervient en tant que tel. La préfecture de police a tout de même indiqué que le commissariat local avait lancé une enquête pour "dégradations et apologie de crime contre l'humanité". J'en conclus qu'une telle enquête devrait nécessairement suivre toute "découverte" de croix gammée inscrite sur un lieu quel qu'il soit. Pourquoi pas? 

Dans un sens j'approuve cette démarche. Toutefois, je m'interroge sur les conséquences de ce geste. En effet, ne risque-t-il pas d'entraîner une recrudescence de ces signes par "pure provocation"?

Les réactions indignées des politiques de tout bord à la moindre inscription antisémite ne risque-t-elle pas de devenir contre-productive, en banalisant paradoxalement de tels actes, déjà trop fréquents. Quelle crédibilité accorder à un homme politique qui s'insurge (et exploite?) contre le moindre signe antisémite (en l'occurrence une croix gammée de la grandeur d'une main peinte sur la porte cochère d'un immeuble)?

 

 

 

 

Première dépêche de l'AFP à 18h51 le mercredi 15 avril:

15/04/2009 18:51
PARIS, 15 avr 2009 (AFP) - Croix gammée sur une annexe du Mémorial de la Shoah à Paris (Delanoë)

Une croix gammée a été taguée sur une annexe du Mémorial de la Shoah à Paris, dans le Marais (IVème arrondissement), a annoncé mercredi Bertrand Delanoë, maire PS de la capitale, en dénonçant "une atteinte à la mémoire des victimes du génocide".

"Je tiens à dénoncer l'acte commis contre une annexe du Mémorial de la Shoah", déclare le maire dans un communqiué.

"Cette atteinte à la mémoire des victimes du génocide est une offense faite à l'identité même de notre ville", ajoute le maire.

"Je souhaite que sans délai, tout soit mis en oeuvre afin que ses auteurs soient rapidement identifiés et sanctionnés", déclare encore M. Delanoë.

Le Mémorial, sis non loin de là, rue Geoffroy-l'Asnier, a été ouvert en 2005.

Samedi, des croix gammées avaient été découvertes à Drancy (Seine-Saint-Denis) sur un wagon du Mémorial de la déportation.

 

 

S'ensuivent trois autres dépêches sur le même thème, dont la dernière, à 20h05 indique:

 

15/04/2009 20:05
PARIS (France), 15 avr 2009 (AFP) - Croix gammée sur une annexe du Mémorial de la Shoah à Paris (Delanoë)

Une croix gammée a été taguée sur une annexe du Mémorial de la Shoah à Paris, dans le Marais (IVe arrondissement), a annoncé mercredi Bertrand Delanoë, maire PS de la capitale, en dénonçant "une atteinte à la mémoire des victimes du génocide".

"Je tiens à dénoncer l'acte commis contre une annexe du Mémorial de la Shoah", a déclaré le maire, dans un communiqué.

"Cette atteinte à la mémoire des victimes du génocide est une offense faite à l'identité même de notre ville", ajoute le maire.

"Je souhaite que sans délai, tout soit mis en oeuvre afin que ses auteurs soient rapidement identifiés et sanctionnés", déclare encore M. Delanoë.

Le Mémorial, sis non loin de là, rue Geoffroy-l'Asnier, a été ouvert en 2005.

Joint par téléphone, Jacques Fredj, directeur du Mémorial de la Shoah, a déclaré que "rien n'indique que le Mémorial était directement visé".

"La croix gammée, de la taille d'une main, a été découverte sur la porte-cochère d'un immeuble d'habitation qui abrite, au fond de la cour, des bureaux appartenant au Mémorial", a-t-il expliqué. Jacques Fredj a précisé que la direction du Mémorial de la Shoah "avait déposé plainte pour le principe".

De son côté, la préfecture de police a indiqué à l'AFP que le commissariat du IVe arrondissement avait initié une enquête pour "dégradations et apologie de crime contre l'humanité".

L'UMP a condamné "fermement" cet acte "qui fait suite à ceux perpétrés à Drancy récemment". "Une telle succession d'actes antisémites est une insulte à la mémoire", a-t-il ajouté, dans un communiqué.

Samedi, des croix gammées avaient été découvertes à Drancy (Seine-Saint-Denis) sur un wagon du Mémorial de la déportation.

12.04.2009

Le mémorial de Drancy profané

Le 11 avril 2009, quatre dépêches de l'AFP ont fait part de la profanation du mémorial de Drancy et des réactions justement indignées du député-maire, du ministère de l'intérieur et de plusieurs organisations (CRIF, UEJF).

On observera la promptitude des réactions tant de légitime indignation que de "réparation" puisque, quelques heures seulement après la découverte de ce "forfait", les traces de peinture étaient déjà effacées.

 

 

 

 

11/04/2009 22:22


PARIS, 11 avr 2009 (AFP) - Profanation du mémorial de Drancy : une "insulte à la France" (Crif)
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) s'est indigné samedi soir de la profanation du Mémorial de la déportation de Drancy (Seine-Saint-Denis), estimant que cet acte constituait une "insulte à la France toute entière".

Dans la nuit de vendredi à samedi, des croix gammées ont été tracées sur le wagon et la stèle du Mémorial.

"En souillant de croix gammées ce haut lieu symbolique, ses auteurs ont voulu cracher sur les juifs déportés de Drancy vers les camps de la mort", dénonce le Crif dans un communiqué.

"Ils ont voulu également injurier les juifs, qui célèbrent les fêtes de Pessah, la Pâque juive" et "salir la ville même de Drancy, laboratoire de dialogue entre les composantes de la Nation", poursuit le Conseil.

"Au-delà, ils ont insulté la France toute entière qui a fait du Mémorial un lieu de transmission de la mémoire et d'éducation", conclut le Crif qui "espère que ses auteurs seront rapidement retrouvés et condamnés de façon exemplaire."

/ct

 

11/04/2009 17:58
PARIS, 11 avr 2009 (AFP) - L'UEJF "indignée" par les croix gammées au mémorial de Drancy

L'UEJF (Union des étudiants juifs de France) s'est déclarée "indignée par les croix gammées retrouvées samedi au mémorial de Drancy".

Dans la nuit de vendredi à samedi, trois croix gammées ont été tracées sur le wagon et la stèle du mémorial.

"Cet acte est d'autant plus grave qu'il touche un des lieux les plus symboliques de la mémoire de la Shoah en France", souligne l'UEJF, dans un communiqué.

Le Mémorial est érigé sur le site de l'ancien camp de Drancy où étaient internés les juifs avant leur déportation vers les camps de la mort.

 

 

11/04/2009 16:26
PARIS, 11 avr 2009 (AFP) - Des croix gammées tracées au Mémorial de la déportation à Drancy

Des croix gammées tracées à la peinture noire ont été découvertes samedi matin sur le wagon et la stèle du Mémorial de la déportation à Drancy (Seine-Saint-Denis), lieu emblématique de la mémoire des déportés juifs de France, a-t-on appris auprès du ministère de l'Intérieur.

"Une croix gammée haute de 1,50 m a été peinte sur le wagon, une autre de 1 m de haut a été tracée sur la stèle, et une troisième a été tracée sur le mur d'un commerce à 500 m de là", a indiqué un porte-parole du ministère à l'AFP.

La police a précisé ensuite que deux inscriptions avaient été retrouvées sur la stèle et une sur le wagon, ainsi que deux autres sur un restaurant et une boulangerie, situés à proximité, sans liens avec la communauté juive.

Sur les vidéos des caméras de surveillance du site, on voit un homme en train de tracer ces inscriptions, selon la préfecture. La police visionnait samedi l'ensemble des images.

La mairie de Drancy a précisé à l'AFP que les inscriptions avaient été effacées.

Le député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde (NC), qui a également fait état d'une croix gammée tracée sur le wagon et deux sur la stèle, a indiqué que les inscriptions avaient été réalisées entre 01H20 et 02H00 du matin par une personne d'une vingtaine d'années de type européen, selon les images enregistrées par les cameras de vidéosurveillance.

M. Lagarde, qui s'est dit "indigné", a fait part de son intention de porter plainte. Il a ajouté que ce n'était "malheureusement pas la première fois" que ce type d'acte se déroulait à Drancy, mais qu'il s'agissait jusqu'à présent "plus d'actes isolés que d'actes politiques".

Dans un communiqué, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, "condamne avec la plus grande fermeté les inscriptions antisémites faites à Drancy sur le wagon et la stèle du Mémorial, lieux emblématiques de la mémoire de la déportation et de l'extermination des juifs de France, et assure que tous les moyens sont mis en oeuvre pour identifier les responsables de ces actes inqualifiables et les traduire en justice".

Entre août 1941 et août 1944, le camp de Drancy a été le principal lieu d'internement et de départ des déportés juifs de France vers les camps d'extermination nazis, pour la majorité des convois vers Auschwitz-Birkenau.

 

11/04/2009 15:08
PARIS, 11 avr 2009 (AFP) - Des croix gammées tracées au Mémorial de la déportation à Drancy

Des croix gammées tracées à la peinture noire ont été découvertes samedi matin sur le wagon et la stèle du Mémorial de la déportation à Drancy (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris auprès ministère de l'Intérieur.

"Une croix gammée haute de 1,50 m a été peinte sur le wagon, une autre de 1 m de haut a été tracée sur la stèle, et une troisième a été tracée sur le mur d'un commerce à 500 m de là", a indiqué un porte-parole du ministère à l'AFP.

La mairie de Drancy a précisé à l'AFP que les inscriptions avaient été effacées.

Dans un communiqué, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, "condamne avec la plus grande fermeté les inscriptions antisémites faites à Drancy sur le wagon et la stèle du Mémorial, lieux emblématiques de la mémoire de la déportation et de l'extermination des juifs de France, et assure que tous les moyens sont mis en oeuvre pour identifier les responsables de ces actes inqualifiables et les traduire en justice".

 

19.01.2009

Agression de nature antisémite

Cette mauvaise nouvelle sur l'état de la France rapportée par le Parisien:

 

 

VAL DE MARNE

Une tentative de vol vire à l'agression antisémite

Hélène Bréault | 16.01.2009, 14h02 | Mise à jour : 14h51
 
INFO LE PARISIEN - AUJOURD'HUI EN FRANCE. Un jeune homme de 24 ans a été agressé jeudi soir vers 20 heures 30 à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) par deux individus. Ils voulaient lui voler sa voiture, une Toyota Yaris, mais la victime a résisté. Dans la bagarre, les malfaiteurs ont découvert un signe religieux marquant l'appartenance du jeune homme à la religion juive. 
Ils l'ont alors blessé à coups de couteau et ont proféré des menaces antisémites. Il est sorti de l'hôpital de Montreuil (Seine-Saint-Denis) en fin de soirée après avoir été soigné. Ce matin, Michèle Alliot-Marie, la ministre de l'Intérieur à condamné cette agression.

leparisien.fr

17.01.2009

Actes antisémites (suite)

Par deux dépêches, l'AFP nous signale qu'au moins un cocktail Molotov a été lancé contre la porte de la synagogue de Villeneuve-Saint-Georges.

On remarquera, à la lecture de cette dépêche, le rôle joué par le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme afin d'alerter les média et l'opinion.

La dernière dépêche relate ceci:

 

15/01/2009 14:41
PARIS, 15 jan 2009 (AFP) - Cocktail Molotov contre la synagogue de Villeneuve-Saint-Georges

Un ou plusieurs cocktails Molotov ont été lancés jeudi contre la porte de la synagogue de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), qui a été endommagée par un incendie, a-t-on appris de sources concordantes.

Les pompiers ont confirmé à l'AFP être intervenus à midi jeudi sur les lieux, rue Berthelot, où se trouvait déjà la police, sans autre précision.

Une source proche de l'enquête a confirmé qu'un ou plusieurs cocktails Molotov avaient été lancés contre la porte de la synagogue, qui a été endommagée par un incendie, confirmant une alerte du président du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme Sammy Ghozlan.

Deux attaques ont été dirigées dimanche contre la synagogue de Schiltigheim (Bas-Rhin) et celle de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Cette dernière, visée par neuf cocktails Molotov, n'a pas subi de dégâts, seule la cafétéria attenante étant touchée (une vitre brisée et un mur noirci).

Des tags proclamant "A mort Israël", "Vive la Palestine", "Nike (sic) la France" ont par ailleurs été découverts mercredi sur un mur de la synagogue de Mulhouse (Haut-Rhin)

 

 

Deux dépêches AFP ont suivi. La dernière précise:

15/01/2009 17:11
CRETEIL, 15 jan 2009 (AFP) - Porte d'une synagogue incendiée : probable acte volontaire, mais pas de cocktails Molotov

L'incendie qui a détruit la porte arrière de la synagogue de Villeneuve-saint-Georges (Val-de-Marne) serait dû à un acte volontaire, mais n'a pas été causé par des cocktails Molotov, selon les premiers éléments de l'enquête, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Les premières constatations "laissent supposer un acte volontaire" car le feu, qui s'est éteint de lui-même, "serait parti du bas de la porte", a-t-on ajouté de même source.

Cette hypothèse a été renforcée par les premiers éléments recueillis par le laboratoire central de la préfecture de police de Paris, qui a fait état d'une "forte odeur d'alcool à brûler".

En revanche, "rien ne permet de dire" qu'il s'agit de cocktails Molotov car "aucun débris" n'a été retrouvé, selon la même source.

La police et la préfecture du Val-de-Marne ont aussi affirmé qu'il ne s'agissait pas de cocktails Molotov.

Dans un premier temps, une source proche de l'enquête avait indiqué qu'un ou plusieurs cocktails Molotov avaient été lancés contre la porte de la synagogue confirmant une alerte du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme.

La préfecture a expliqué qu'il n'y avait "aucune trace de débris de verre, ni aucun récipient" à proximité du lieu de l'incendie et qu'on pouvait donc "exclure le jet de cocktails Molotov".

La même source a cependant ajouté que des "traces d'une substance inflammable pourraient avoir été découvertes" au même endroit. La présence d'une gaine électrique qui pourrait peut-être avoir provoqué un court-circuit a aussi été mentionnée par la police et la préfecture.

Les faits ont été découverts dans la matinée de jeudi, mais le moment où l'incendie s'est déclaré reste encore indéterminé, selon la préfecture et la source judiciaire. La porte incendiée se situe à l'arrière de l'édifice, auquel on accède par un portail muni d'un code, mais il est possible a priori d'escalader un muret à côté, selon la source judiciaire.

La porte a été calcinée et des murs ont été noircis, mais les dégâts ne sont pas importants, selon les sources policière et judiciaire. Aucune inscription à caractère antisémite n'a été relevée sur les lieux, selon les mêmes sources.

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a dénoncé "avec une extrême gravité" cette "nouvelle attaque contre une synagogue en France", dans un communiqué.

Il demande "une nouvelle fois aux autorités et à toutes les forces vives de la Nation de prendre leurs responsabilités pour mesurer la gravité de la situation et endiguer cette montée insupportable des actes antisémites en France".

16.01.2009

Le conflit israëlo-palestinien s'exporterait dans les écoles françaises

Plusieurs récits d'agressions et d'alertes à la bombe ont été récemment relevés à Paris et dans sa proche banlieue.

 

13/01/2009 18:37

BOBIGNY, 13 jan 2009 (AFP) - Alerte à la bombe dans une école juive d'Aubervilliers: aucun engin suspect

Une école juive d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) a été entièrement fouillée mardi par la police après une alerte à la bombe qui s'est avérée sans objet, a-t-on appris auprès de l'école et de la préfecture.

Selon la préfecture, le gardien de l'école Chné-Or a reçu en milieu de matinée un appel anonyme d'un correspondant disant: "je vais mettre une bombe dans l'école". "Les recherches menées par le commissariat et une équipe cynophile sont restées vaines", a précisé à l'AFP la préfecture.

A la demande de la directrice, les 600 élèves (de la maternelle à la Terminale) n'ont pas été évacués de l'établissement mais progressivement regroupés dans la cour et le réfectoire le temps des vérifications, qui se sont achevées à 12H45.

L'école "a réagi dans le sens de la sécurité mais sans panique. Evacuer l'établissement aurait donné du crédit et gain de cause aux auteurs de l'alerte", a expliqué à l'AFP Haya Nisilevitch, la directrice, qui dit avoir porté plainte pour "menaces".

"Les esprits sont échauffés. Nous sommes dans une zone où il y a beaucoup d'associations pro-palestiniennnes et où le public n'est pas forcément favorable à notre communauté, on est plus rassurés de garder les élèves à l'intérieur, plutôt que les envoyer à l'extérieur", a-t-elle ajouté.

Mme Nisilevitch demande pour son école, qui dispose d'une vidéo-surveillance et d'un gardien, "une surveillance policière permanente".

 

 

13/01/2009 20:48
PARIS, 13 jan 2009 (AFP) - Le CFCM (culte musulman) condamne "l'agression raciste" de lycéens à Paris

Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a condamné mardi "avec force l'agression raciste", rendue "tardivement publique", dont ont été victimes des lycéens d'origine maghrébine à Paris, demandant que les plaintes déposées fassent l'objet "d'une attention particulière".

Dans un communiqué, le CFCM a "condamné avec force l'agression raciste dont ont été victimes, jeudi 8 janvier, deux élèves du lycée parisien Janson-de-Sailly, devant leur établissement, par des jeunes distribuant des tracts de la Ligue de défense juive (LDJ)".

Selon les témoignages, cette agression aurait concerné outre les deux élèves de Janson-de-Sailly, d'origine maghrébine, un ami de l'un d'entre eux.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, qui "est en cours mais n'a pour l'instant rien donné".

Le CFCM a "déploré profondément que cet acte explicitement raciste, rendu tardivement public, n'ait pas été condamné et a "rappelé que tout acte d'agression ou de provocation, d'où qu'il vienne, (devait) être condamné avec la même fermeté".

Le CFCM a "demandé que les plaintes déposées par le lycée et les familles des victimes fassent l'objet d'une attention particulière des pouvoirs concernés", tout en réitérant "son appel à la vigilance et au sens des responsabilités de tout un chacun pour préserver la paix et la cohésion nationale".

 

13/01/2009 20:44
PARIS, 13 jan 2009 (AFP) - La Ligue de défense juive dément et condamne l'agression de lycéens à Paris

La Ligue de défense juive (LDJ) a démenti mardi soir auprès de l'AFP que des militants de la LDJ aient agressé trois lycéens, dont deux d'origine maghrébine, à Paris et a "fermement condamné" une telle agression.

"Nous démentons avec la plus grande fermeté que des militants de la Ligue auraient agressé des lycéens devant le lycée Janson-de-Sailly (XVIe arrondissement)" jeudi, a déclaré Yair Cohen, un des porte-parole de la LDJ.

Si la LDJ fait du tractage devant les facultés, elle n'en fait pas devant les lycées, a précisé M. Cohen. "Nous dénonçons des faits qui nous sont totalement étrangers", a-t-il insisté.

Concernant la présence de tracts de la LDJ devant ce lycée parisien, il a évoqué l'hypothèse que "des jeunes sympathisants aient retrouvé des tracts à la fin des manifestations pro-israéliennes qui se sont tenues à Paris et auraient pris l'initiative de vouloir faire ça devant ce lycée".

La LDJ a "condamné" en outre "avec la plus grande fermeté cette agression dont ont été victimes des jeunes d'origine maghrébine" et a "rappelé que si des jeunes ou moins jeunes voulaient importer le conflit actuel entre Israël et Gaza, ils trouveraient la Ligue en travers de leur chemin".

Selon M. Cohen, la LDJ est "une organisation sioniste qui s'efforce tous les jours de lutter contre l'anti-sionisme donc contre l'anti-judaïsme ou l'antisémitisme".

La LDJ revendique "une centaine d'adhérents, des jeunes entre 18 et 35 ans, en région parisienne". "En cas de menace grave sur la communauté, nous pourrions mobiliser environ un millier de personnes", a estimé Yair Cohen.

Interrogé sur les affirmations d'associations qui font de la LDJ une organisation interdite en Israël et aux Etats-unis, M. Cohen a fait valoir que la LDJ "partageait le même logo que le mouvement Kach, interdit en Israël, et que la Jewish Defense League, interdite aux Etats-unis" mais qu'elle "était indépendante et n'avait aucun contact avec ces mouvements".

15.01.2009

Les synagogues de Lille et de Mulhouse ont été "taguées"

 

14/01/2009 16:36
LILLE, 14 jan 2009 (AFP) - Tag antisémite sur la façade de la synagogue de Lille

Un tag antisémite et une croix gammée ont été découverts mardi soir sur la façade de la synagogue de Lille, a-t-on appris mercredi auprès de la communauté israélite et de la police.

Les lettres ZOG, acronyme de Zionist Occupation Government (Gouvernement d'occupation sioniste) suivies d'une croix gammée, peintes en rouge à côté du porche d'entrée sur la façade, ont été découvertes mardi vers 21H00 par un voisin de la synagogue, située non loin de la préfecture.

"Deux pierres ont également été jetées sur le vitrail central au dessus du porche. On a retrouvé les pierres à l'intérieur" de la synagogue, a précisé à l'AFP Jean-Claude Komar, président de la communauté juive de Lille.

"Malheureusement, il y a un conflit au Proche-Orient et plus le conflit dure, plus on se retrouve sur des actes de ce genre là", a-t-il regretté.

"Quand on en arrive à afficher des mots comme +génocide+ ou des croix gammées lors de manifestations (pro-palestiniennes), quand il y a des dérives comme ça, non condamnées, ne soyons pas surpris qu'il y ait un déferlement d'actes antisémites en France", a-t-il ajouté.

M. Komar a indiqué qu'une plainte avait été déposée.

Dans un communiqué, la maire PS de Lille, Martine Aubry, "condamne ces actes intolérables avec la plus grande fermeté", et précise que la ville se porterait partie civile.

"Quel que soit le contexte international, on ne construit pas la paix avec des actes de haine et en l'occurrence d'antisémitisme. Quelles que soient les opinions de chacun, le conflit au Proche Orient ne doit pas être instrumentalisé", a conclu Mme Aubry.

 

14/01/2009 16:26

STRASBOURG, 14 jan 2009 (AFP) - La synagogue de Mulhouse taguée

Des tags proclamant "A mort Israël", "Vive la Palestine" et "Nique la France" ont été inscrits sur la synagogue de Mulhouse (Haut-Rhin), a constaté mercredi un photographe de l'AFP.

Inscrits en noir vraisemblablement à l'aide d'une bombe, les tags, hauts d'environ 80 centimètres, s'étalent sur une trentaine de mètres sur un mur latéral de l'édifice, selon la même source.

"Une fois de plus, le respect des religions est profané. Une fois de plus, le respect de l'autre est profané. A présent, on s'en prend à la République de manière plus visible", a indiqué à l'AFP Pierre Lévy, délégué régional du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF).

14.01.2009

Ne pas croire en la révélation peut nuire gravement à la santéE

La lecture de cette dépêche laisse penser que toute forme d'athéisme, ou à tout le moins de doute émis à propos de l'origine divine de la Révélation, peut être passible de la peine de mort dans certains pays. En l'occurence l'Afgfhanistan est un pays qui a pourtant été libéré, par les armes, de l'emprise des talibans par les "forces démocratiques"...

 

14/01/2009 18:24
KABOUL, 14 jan 2009 (AFP) - Un journaliste arrêté à Kaboul pour un article jugé blasphématoire

Le rédacteur en chef d'un petit journal de Kaboul a été arrêté pour la publication d'un article niant que les religions, y compris l'islam, soient arrivées aux hommes par des révélations divines, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

L'article jugé blasphématoire a été publié par le Payman Daily et le rédacteur en chef du quotidien a été arrêté mardi, a précisé à l'AFP le procureur adjoint Fazel Ahmad Faqiryar.

"Il a été interpellé pour la publication d'un article rejetant la révélation. C'est une insulte à l'islam et aux autres religions", a affirmé M. Faqiryar.

Une enquête est en cours contre le journaliste dont le procureur adjoint n'a pas voulu révéler le nom. S'il est reconnu coupable aux termes de la loi afghane basée sur la charia (loi islamique), il risque une peine pouvant aller d'un simple blâme jusqu'à la peine de mort, selon le magistrat.

L'arrestation est intervenue après qu'un conseil de religieux islamiques et une commission gouvernementale disciplinaire pour les médias eurent jugé que l'article incriminé était "une insulte à l'islam", a précisé M. Faqiryar.

Le Payman Daily avait auparavant présenté ses excuses pour la publication de cet article qui, selon Razaq Mamoon, un ancien rédacteur en chef, n'avait pas été écrit par un journaliste du quotidien mais repris sur un site internet afghan.